Baseline mapping and listing
Étape 9
Avant de commencer la surveillance des naissances et des décès dans chaque groupe, il est important de créer des cartes et de recenser la population de chaque groupe étudié.
Cartographie des grappes
Une équipe de cartographes doit se rendre dans tous les groupes afin de créer une carte numérique de chaque groupe et d’obtenir leurs coordonnées géographiques. Si le cadre d’échantillonnage des zones de recensement (EA) est utilisé, il est probable que des croquis cartographiques de chaque EA soient déjà disponibles auprès de l’office national de statistique . Ceux-ci peuvent être obtenus et utilisés comme aide à la redéfinition des limites des groupes. Il est essentiel de travailler avec des experts en cartographie du NSO, qui devraient diriger la formation des équipes de cartographie. En général, deux personnes suffisent pour cartographier chaque groupe en deux à trois jours.
Pour chaque zone de recensement, les limites sont délimitées en suivant toutes les limites à moto et en prenant les coordonnées SIG de chaque coin à l’aide d’une tablette. Ensuite, tous les ménages situés dans la zone de recensement sont visités afin de leur attribuer un numéro d’identification, de recueillir le nom du chef de famille et le nombre total de personnes vivant dans le ménage, ainsi que les coordonnées géographiques. Si plusieurs zones de recensement forment un groupe, toutes les zones de recensement du même groupe sont cartographiées selon la même procédure.
Deux problèmes principaux se posent fréquemment lors de la cartographie. Le premier concerne les grappes très peuplées, telles que celles comptant plus de 300 ménages, et le second concerne les grappes qui se répartissent sur une communauté autonome sans limites clairement visibles. Ces cas doivent être soigneusement discutés et tranchés, et la décision prise doit être intégrée à la formation de l’équipe de cartographie. Dans le premier cas, la grappe peut être divisée et seule une partie (comptant un nombre raisonnable de ménages) peut être cartographiée. Ce processus de division des grands clusters doit être effectué, et une partie doit être sélectionnée au hasard avant que l’équipe de cartographie ne se rende sur le terrain. Cependant, les réalités et les aspects pratiques du terrain doivent également être pris en compte, notamment la répartition de la population et l’accessibilité. Pour le deuxième problème, des ajustements peuvent être apportés aux limites du cluster afin de garantir que celui-ci soit bien délimité physiquement et que le risque de surveillance en dehors du cluster soit minimisé.
Après le travail de terrain de cartographie, des cartes des clusters et des zones d’enquête sont créées. L’emplacement des ménages peut être reporté sur les cartes. Les cartes seront ensuite imprimées et fournies aux agents communautaires et aux équipes de collecte de données.
Référentiel des ménages et de la population
Après les activités de cartographie, les agents communautaires et leurs superviseurs, les enquêteurs VASA, utilisent les cartes et les listes de ménages pour revisiter chaque ménage du cluster afin de collecter des informations détaillées sur chaque membre du ménage et le ménage à l’aide de tablettes ou de téléphones portables équipés du questionnaire de recensement des ménages. Un ménage est défini comme une personne ou un groupe de personnes apparentées ou non apparentées qui vivent ensemble dans le(s) même(s) logement(s), qui reconnaissent un homme ou une femme adulte comme chef de famille, qui partagent les mêmes arrangements ménagers et qui sont considérés comme une seule unité. Chaque pays a sa propre définition d’un ménage, qui peut varier légèrement de cette définition, mais en général, la définition est très similaire.
Les collecteurs de données demandent l’autorisation du chef de famille pour participer à l’étude à l’aide du formulaire de consentement du ménage. Ils doivent clairement informer le chef de famille que des visites ultérieures auront lieu en cas d’événement particulier ou dans le cadre des visites mensuelles/bimensuelles du ménage. Ils mènent l’entretien de référence, qui consiste à interroger le chef de famille ou tout autre membre adulte capable de fournir des informations sur chaque membre du ménage (noms complets, y compris les noms de famille, âge, sexe, niveau d’éducation, situation matrimoniale, etc.). Ils peuvent également recueillir des informations sur les biens durables du ménage. Il est recommandé de mettre à jour la cartographie et la liste des ménages tous les deux ou trois ans.
Le recensement des ménages est l’occasion de présenter le travailleur communautaire à chaque ménage et d’obtenir l’adhésion et le soutien de la communauté. Il est donc essentiel que le travailleur communautaire soit pleinement impliqué dans cette activité. Une liste des ménages avec leur identifiant sera ensuite imprimée et fournie au travailleur communautaire pour l’aider dans sa surveillance communautaire.
Lors de la première visite au domicile, les collecteurs de données enregistrent également les informations relatives aux grossesses, naissances et décès survenus dans le ménage au cours des trois derniers mois. La surveillance communautaire active des événements d’état civil doit commencer une fois le recensement terminé.
Supervision de base et assurance qualité
Pendant la phase de recensement des ménages, les superviseurs visitent un échantillon de ménages, répètent le processus d’entretien et comparent les données à celles collectées par les collecteurs de données communautaires. Les collecteurs de données reçoivent ensuite un retour d’information et, si nécessaire, sont reformés aux procédures de collecte de données.
Intensification de la collecte de données
Au cours de la phase de planification, les responsables du projet doivent discuter attentivement des meilleures stratégies pour étendre le projet, en tenant compte des défis géographiques et culturels ainsi que des priorités sanitaires du pays. Une mise en œuvre progressive ou par étapes est fortement recommandée, ce qui signifie que le projet est d’abord mis en œuvre dans un sous-groupe de zones géographiques, plutôt qu’à l’échelle nationale. Cette approche est essentielle pour augmenter les chances de réussite de la mise en œuvre et permettre un apprentissage plus rapide pour le déploiement.